Mon Père,
je m’abandonne à Toi.
Fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoique Tu fasses de moi, je Te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que Ta volonté se fasse en moi et en toutes Tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre Tes mains, je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon coeur, parce que je T’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Tes mains sans retenue, avec une infinie confiance,
Car Tu es mon Père.
R.P. Charles de Foucaud.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité
Ni celle de l’âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre
Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force et la foi.
Car vous seul donnez, mon Dieu,
Ce que l’on ne peut attendre que de soi.
André Zirnheld
Aspirant des Forces Françaises Libres
Tombé au Champ d’Honneur en 1942
PERE ETERNEL, qui êtes aux Cieux où vous couronnez les mérites de ceux qui, en ce monde, vous servent avec fidélité ; par l’amour si pur que vous porta votre petite enfant, Ste THERESE DE L’ENFANT-JESUS, jusqu’à espérer dans sa filiale confiance « que vous feriez sa volonté au Ciel ayant elle-même toujours fait la vôtre sur la terre » montrez-vous propice à ses supplications, et, par elle, daignez exaucer mes prières.
Pater, Ave, Gloria.
FILS ETERNEL DU PERE, qui avez promis de récompenser les plus légers services rendus au prochain en votre nom, jetez un regard de complaisance sur votre petite épouse, STE THERESE DE L’ENFANT JESUS, qui eut à coeur, avec tant de zèle, le salut des âmes. Pour tout ce qu’elle a fait et souffert ici-bas, daignez sans cesse incliner votre oreille à son voeu de « passer son Ciel à faire du bien sur la terre » et, par ce voeu, accordez-moi les grâces que je souhaite ardemment.
Pater, Ave, Gloria.
ESPRIT-SAINT ET ETERNEL qui, par tant de grâces d’amour, avez perfectionné l’âme bénie de Ste THERESE DE L’ENFANT-JESUS, je vous conjure par la fidélité avec laquelle elle y correspondit, d’être propice aux supplications qu’elle vous adresse pour moi, et, vous souvenant de sa promesse de « faire tomber du Ciel une pluie de roses », accordez-lui en ma faveur, ô divin Esprit, la réalisation de cette promesse.
Pater, Ave, Gloria.
O SAINTE PETITE THERESE DE L’ENFANT-JESUS qui, dans votre courte existence, avez été un miroir d’angélique pureté, d’amour fort et de si généreux abandon à Dieu, maintenant que vous jouissez du prix de vos vertus, jetez un regard de compassion sur moi qui me confie pleinement en vous. Faites vôtres mes intentions, dites pour moi une parole à cette Vierge Immaculée dont vous fûtes la fleur privilégiée, à la Reine du Ciel qui vous sourit au matin de la vie. Suppliez-la, elle, si puissante sur le Coeur de Jésus, de m’obtenir la grâce que je désire tant à cette heure, et de l’accompagner d’une bénédiction qui me fortifie durant ma vie, me défende au moment de la mort et me conduise à la bienheureuse éternité.
Salve Regina.
Imprimatur : + Emmanuel, Evêque de Bayeux et Lisieux.
Pater noster, qui es in caelis
sanctificetur nomen tuum
adveniat regnum tuum
fiat voluntas tua
sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum quotidianum
da nobis hodie
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus
debitoribus nostris
et ne nos inducas in tentationem
sed libera nos a malo.
Amen.
Notre Père qui es aux cieux
que Ton nom soit sanctifié
que Ton règne vienne,
que Ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous soumets pas à la tentation
mais délivre-nous du mal.
Amen
Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, ô mon Dieu ?
Je l’ignore.
Tout ce que je sais, c’est qu’il n’arrivera rien que Vous n’ayez prévu de toute éternité.
Cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille.
J’adore Vos desseins éternels et je m’y soumets de tout mon cœur ; je veux tout, j’accepte tout, je fais un sacrifice de tout ; j’unis ce sacrifice à celui de Votre cher Fils, mon Sauveur, Vous demandant par Son Sacré Cœur et par Ses mérites infinis la patience dans nos maux et la parfaite soumission qui Vous est due pour tout ce que Vous voudrez et permettrez.
Dieu Tout-Puissant et éternel,
Qui avez établi l’empire des Francs pour être dans le monde
L’instrument de vos divines volontés,
Le glaive et le bouclier de votre sainte Eglise,
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,
Les fils suppliants des Francs,
Afin qu’ils voient ce qu’il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,
Et que pour accomplir ce qu’ils ont vu,
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen
Oraison tirée d’un missel Carolingien.
Prière favorite du Père de Foucauld.
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